Information générale

La TVA dépend de l’opération, du territoire et de la situation de l’entreprise. Pour une décision engageante, vérifiez la règle sur impots.gouv.fr ou auprès d’un professionnel.

Confondre TTC et base HT

À 20 %, retirer 20 % d’un montant TTC ne restitue pas le HT. Il faut diviser le TTC par 1,20. L’arrondi final doit aussi rester cohérent avec les lignes de facture.

Appliquer un taux réduit sans vérifier toutes les conditions

Les taux de 10 %, 5,5 % et 2,1 % ont des champs précis. La catégorie commerciale ne suffit pas. Vérifiez le bien ou service, le territoire, la date et les éventuelles attestations dans le BOFiP consacré aux taux.

Déduire toute TVA figurant sur une facture

Le droit à déduction suppose une dépense affectée aux opérations ouvrant droit, une taxe devenue déductible et un justificatif conforme. Des exclusions et limitations existent, notamment pour certains logements, transports de personnes, véhicules et carburants. La synthèse officielle Comment déduire la TVA sur mes achats ? détaille ces conditions.

Confondre date de facture et exigibilité

Pour les prestations, l’exigibilité intervient souvent lors de l’encaissement, sauf régime ou option particulière, notamment l’option pour les débits. Pour les achats, la déduction suit l’exigibilité chez le fournisseur. Le rapprochement doit donc documenter les décalages.

Oublier les opérations particulières

  • Acomptes, avoirs et factures rectificatives.
  • Autoliquidations et acquisitions intracommunautaires.
  • Exportations et preuve de sortie.
  • Ventes B2C dans l’Union européenne.
  • Crédits antérieurs et régularisations.
Contrôle final

Rapprochez toujours les bases HT, les comptes de taxe et les montants déclarés avant le dépôt.

Test de cohérence en douze points

  1. Un seul taux n’est pas appliqué à tout le catalogue par défaut.
  2. Les prix HT et TTC utilisent le bon coefficient.
  3. Les avoirs citent les factures d’origine.
  4. Les acomptes suivent le bon traitement.
  5. Les factures fournisseurs sont conformes.
  6. Les exclusions de déduction sont paramétrées.
  7. Les prestations suivent la bonne exigibilité.
  8. Les numéros intracommunautaires sont vérifiés.
  9. Les preuves de transport sont archivées.
  10. Les autoliquidations comportent les deux lignes nécessaires.
  11. Les crédits antérieurs sont rapprochés.
  12. Les bases comptables expliquent la déclaration.

Exemple d’erreur de coefficient

Pour retrouver le HT d’un TTC de 120 € à 20 %, retirer 20 % donne 96 €, ce qui est faux. La bonne méthode donne 100 € HT et 20 € de TVA. Sur des milliers de lignes, une formule erronée crée un écart systématique et non un simple problème d’arrondi.

Exemple d’erreur de déduction

Un journal d’achats présente 10 000 € de TVA. Si le logiciel reprend tout sans analyser véhicules, transport de personnes, nuitées, justificatifs manquants et dépenses mixtes, la déclaration surestime la déduction. La revue doit intervenir avant la mise en paiement.

Que faire lorsqu’une erreur est découverte ?

Mesurez les périodes et montants concernés, identifiez la cause, vérifiez la procédure de correction et documentez chaque écriture. Corrigez aussi le paramétrage ou le processus afin que l’erreur ne se répète pas.

Questions fréquentes sur les erreurs TVA

Quelques centimes d’écart sont-ils toujours des arrondis ?

Non. Reconstituez le calcul avant de conclure. Un écart répété peut révéler un mauvais coefficient ou une ventilation incorrecte.

Peut-on corriger en modifiant une ancienne facture ?

Une facture émise ne doit pas être remplacée silencieusement. Utilisez le mécanisme de correction ou d’avoir adapté et conservez la traçabilité.